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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 19:42

Dimanche 2 octobre 2011  en l’église Saint Françoise d’assise de Fontaine, le père Jean-Bernardin NDOULOU a célébré ses dix ans de vie sacerdotale. C’est avec une grande émotion que ses pairs, paroissiens et amis se sont retrouvés pour commémorer  cet événement. Une journée riche et intense.

C’est sous un merveilleux soleil d’octobre que la grande famille de la paroisse St Michel du Drac s’est donc réuni autour du père Jean-Bernardin NDOULOU en ce mois d’anniversaire.

En effet, le Père Jean-Bernardin NDOULOU a été ordonné prêtre le 28 octobre 2001 en l’église Saint Pierre Claver de Bacongo,  à Brazzaville. Si cet anniversaire est célébré en avance, cela partait de la volonté du père d’associer tous les paroissiens  de St Michel du Drac. Dans cette dynamique,  ce dixième anniversaire se prêtait parfaitement au forum de rentrée paroissiale.

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Ainsi en ce 27e dimanche du temps ordinaire, l’église exulte de joie pour la reprise des activités pastorales et surtout pour la grâce que le Seigneur a rendu à son serviteur le père Jean-Bernardin NDOULOU.

C’est à onze heures précise que le père Jean-Bernardin NDOULOU, Louis BOURDAT, Christophe DEFELIX, Philippe MOUIGNET, François-Marie Royer, Christophe MABOUNGOU et Jean-François BINET (diacre) ont fait leur entrée dans l’église sous les chants de la chorale St Charles LWANGA[1] et en présence d’une église archicomble.

Ces noces d’étain ont été symbolisées par des évangiles révélatrices de l’amour de Dieu pour le vigneron[2]. C’est donc avec fierté, éloquence et non moins une grande émotion que le père Christophe MABOUNGOU a prêché cette homélie, revenant sur le don de soi du prêtre et la part de responsabilité de tout chrétien.

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Pour le père Christophe, ces dix ans d’anniversaire équivalent à : « dix ans de prêtrise, mais aussi à une fidélité au Seigneur, la joie et la donation, le service de l’eucharistie et le sacrifice ». Dix ans de sacerdoce que le prêtre a résumé en trois mérites qui sont : « - la grâce d’avoir été choisi, le oui pour chaque prêtre à l’appel de travailler dans la vigne et demander de demeurer dans l’amour de Dieu. ».

C’est sur ces mots plein de méditation et d’espoir que la célébration a continué alliant des chants forts comme kimvuama ou trouver en ma vie ta présence, etc », un offertoire avec des femmes de la communauté africaine, des messages écrits présentés par les plus jeunes,  la belle présence des scouts, bref un tableau riche en couleur.

 La célébration s’est terminée avec une vive émotion  ressentie dans l’église par l’improvisation d’un joyeux anniversaire, joué instrumentalement par Alexis MINKALA, le saxophoniste de la chorale St Charles LWANGA. Emotion encore plus grande lorsque l’assemblée a repris d’une seule voix ce « joyeux anniversaire » destiné à celui qui depuis dix ans s’est consacré entièrement à Dieu.

De Brazzaville à Rome…

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Le père Jean-Bernardin comme nous l’avons souligné plutôt a été ordonné prêtre le 28 octobre 2001 en la paroisse St Pierre Claver de Bacongo. De septembre 2001 à janvier 2002, il est reste quelques mois à la paroisse St Michel de Ngangoni. De janvier à juin 2002, sa pastorale le conduit à la paroisse St Jean-Marie Vianney de Mouleké, puis de juillet 2002 à 2004, il regagne la paroisse Notre-Dame du perpétuel secours d’Ignié (pk45).

En novembre 2004, il rentre au 2nd cycle à l’Institut International de Migration Scalabrini (SIMI) de l’université pontificale Urbaniania de Rome[3] . Suite à ces études théologiques, le père Jean-Bernardin soutiendra en 2009, une thèse de doctorat sur le thème de « La théologie moltmannienne et ses implications à une pastorale de la mobilité humaine au Congo-Brazzaville.[4] »

L’analyse théologique de Jean-Bernardin NDOULOU

Dans sa thèse, père Jean-Bernardin  fait une approche personnelle de la théorie de Jürgen Moltmann et ses implications à la pastorale de la mobilité humaine dans son pays le Congo. Il ressort de ses recherches que la mobilité humaine n’est qu’une cause directe du « mal être » des populations.

 Face aux souffrances des peuples, il s’agit d’une part de montrer « dans quelle mesure l’approche du Dieu d’Israel se révélant en Jésus de Nazareth peut-elle aider à la gestion de la migration, orienter à mener une vie réellement humaine ?» et d’autre part s’interroger sur les « orientations pastorales que la saisie de ce Dieu peut impliquer pour l’Eglise du Congo-Brazzaville face à l’empire de la honte ». Le père Jean-Bernardin revient donc sur des faits de société, notamment la pauvreté extrême, le manque de développement qui mine le Congo.

L’objet de sa réflexion est donc de « faire prendre conscience aux chrétiens du Congo et aux hommes de bonne volonté que la situation présente de ce pays nous interpelle tous et chacun, à différents niveaux de la vie socio-économique-politique, à mettre la main à la pâte ».

Nous pourrions parler inlassablement de la thèse du père Jean-Bernardin tant elle est dans l’ère du temps et qu’elle touche chacun de nous mais nous vous conseillons vivement son ouvrage.

Au père Jean-Bernardin, nous souhaitons un bon anniversaire et que les grâces du Seigneur continuent de  l’accompagner tout au long de son parcours.

Corinne S.

 

 

 

        



[1]Chorale de la communauté africaine de Grenoble

[2]Textes liturgiques : Isaïe 5, 1-7 ; Ps 79 ; Phil 4, 6-9 ; Mt 21, 33-43

 

[3]Cet institut d’études supérieures de l’église catholique se spécialise dans la formation du clergé missionnaire et étudiant venant des territoires dits de mission.

[4][4]Jean-Jarrhel Bernardin NDOULOU,  La théologie moltamannienne et ses implications à une pastorale de la mobilité humaine au Congo-Brazzaville, 235 pages in L’Harmattan, églises d’Afrique. 2011. Cet ouvrage regroupe les trois premiers chapitres de la thèse du père Jean Beranrdin NDOULOU.

 

 

Par corinne.s - Publié dans : actualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 18:51

Madame MIERE, Maître de conférences en Sciences de l'information et de la communication, chercheur au laboratoire de recherche en management (LAREQUOI),  a participé du 5 au 7 juillet à Pointe-Noire, à un séminaire portant sur le développement durable, l'aménagement du territoire, l'hygiène, la santé et l'environnement, l'Environnement au Kouilou et à Pointe-Noire en particulier.

 

 C'est avec son aimable autorisation que nous vous publions le résumé de ces journées.

 miere-theodora.jpg

Intervention de Madame MIERE Theodora Pelage au  séminaire

  

"Le séminaire s'est déroulé à Pointe Noire du 5 au 7 juillet 2011. Il était co-organisé par le larequoi/ISM/Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines et l'Ecole Supérieure de Technologie du Littoral de Pointe Noire (Congo).

 

Je suis allée au Congo avec deux collègues français : Claude Meyer, Professeur à l'IUT d'Evry et Céline Hervé-Bazin, Dr en Sciences de l'Information et de la Communication, Paris 4 Sorbonne.

  

La manifestation a bénéficié du soutien du Larequoi / ISM l'Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines, de l'Ecole Supérieure de Technologie du Littoral (Pointe Noire Congo), de la Mairie de Pointe Noire, du Ministère des Hydrocarbures du Congo, de la Chambre de commerce et des métiers de Pointe Noire et de la Préfecture de Pointe Noire.

  

Les communications et les débats ont porté sur la définition du concept de développement durable, l'aménagement du territoire, quel développement pour le département du kouilou et de Pointe Noire, l'hygiène, la santé et l'environnement, l'Environnement, Les enjeux de la Communication, l'Education et la Formation.

 

 La dernière matinée était réservée aux initiatives privées : associations et entreprises qui œuvrent dans le sens de l'amélioration du cadre de vie des habitants de Pointe Noire.

 operation-salongo-3.jpg

 Dans la même matinée, j'avais initié une opération "retroussons les manches, Salongo" avec quelques bons volontaires pour nettoyer la cour de la chambre de commerce et de l'Ecole Supérieure de Technologie du Littoral. Nous avons visité le site du Sitrad (Traitement des déchets industriels).

operation-Salongo2.jpg

  

La cérémonie a été très médiatisée et a eu un succès important.

  

Les autorités et institutionnels, entreprises (Maire, représentants du Préfet, de Total, de la SNPC, associations, grands publics) étaient représentés pour débattre de ces questions fondamentales (plus d'informations et de photos sur mon Blog : http://milietheodoramiere.wordpress.com

Nous avons été très agréablement surpris par l'engouement pour ce séminaire qui devait être au départ 'un "séminaire inter-universitaire", à la suite de celui qui avait eu lieu à Mantes la Jolie le 7 avril 2011..."

Théodora MIERE PELAGE

Maître de Conférences

Larequoi/ISM

Dernière publication : "Quelle est l'approche des sciences de l'information et de la communication dans la réflexion sur le management des projets mécatroniques" in Communication des Organisations : Recherches Récentes, sous la direction de Catherine Loneux et Bertrand Parent, Tome 2, L'harmattan, juillet 2011


 

 

Par corinne.s - Publié dans : réflexion
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Mardi 20 septembre 2011 2 20 /09 /Sep /2011 23:35
 
 
Aujourd’hui, nous mettons en ligne l’interview qu’a bien voulu nous accorder l’abbé Fred Olichet Biyela. Souvenez-vous, il y a quelques semaines dans notre blog, un article lui était consacré, après sa brillante prestation au conservatoire de Grenoble. Fred Olichet Biyela se confie à nous dans le cadre de la sortie de son deuxième album, intitulé : « Mungu Wangu ».
Bonjour l’abbé Olichet ! Tout d’abord merci d’avoir accepté de répondre à quelques questions et d’avoir choisi notre blog pour cela.

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L'abbé Fred Olichet Biyela
1/ Pouvez-vous brièvement vous présenter à ceux qui nous lisent actuellement ?
Merci Corinne pour cette belle initiative. Je suis prêtre et musicien. Originaire du Congo Brazzaville, je suis actuellement en insertion pastorale en France dans le diocèse de Grenoble-Vienne depuis deux ans. En même temps je poursuis des études de sciences sociales et de musique.

2/ Vous êtes prêtre de votre état, comment vous expliquez cet amour  pour la musique et comment y êtes vous arrivé ?
Je ne peux dissocier la musique de ma vocation ; les deux vont ensemble. Et c'est dès le petit séminaire Saint Jean de Brazzaville que j'ai appris à concilier ma passion pour la musique et le service dans l’Église.
 
3/ Comment se sont passés vos débuts de, passez moi l’expression « prêtre – musicien » ?
En fait... mes douze années passées au séminaire m'ont enrichi entre autres sur le plan de la musique. J'ai eu dans mon parcours, des formateurs qui m'ont beaucoup encouragé, et surtout Mgr Batantu, ancien archevêque de Brazzaville d'heureuse mémoire.
Ordonné prêtre en 2006, j'ai bénéficié du soutien et de la confiance de  mon évêque Mgr Anatole Milandou qui m'a confié l'aumônerie des chorales de Brazzaville, et de Mgr Louis Portella Mbuyu avec qui j'ai eu le bonheur de travailler dans la Commission Episcopale de Musique Liturgique qu'il dirige.
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4/ Quel a été l’accueil des différentes communautés (paroissiens, confrères,  membres de votre famille) que vous côtoyez au quotidien à la sortie de votre premier album « Nse mobimba »
En général, tous ont apprécié l'album « Nse mobimba (Terre entière)». La plupart de mes confrères prêtres de tous les diocèses du Congo Brazzaville s'en sont procurés, tout comme nos paroissiens joyeux d'avoir dans un support audio des chants qu'ils ont l'habitude de chanter pendant les célébrations eucharistiques.
 C'est une bonne chose, et c'est très encourageant pour les choristes et les musiciens avec lesquels nous avions travaillé dur pour en arriver à des résultats satisfaisants. En même temps, les critiques m'ont permis d'envisager des résultats encore meilleurs pour les projets futurs, dont celui de « Mungu wangu ».
5/  « Mungu Wangu « qui vient de sortir,  est votre deuxième album puisqu’il fait suite au tout premier « Nse mobimba » qui a eu un franc succès particulièrement au Congo, votre pays. Pourquoi avoir choisi une production en Europe et quels ont été les changements rencontrés ou souhaités?
Mon précédent album, malgré l'admiration qu'il a suscitée, a été distribué uniquement au Congo Brazzaville ; ce qui fait qu'il est mondialement moins connu. Le choix d'être édité en Europe se justifie d'abord par ma présence en France comme « missionnaire ».
Ensuite, un album édité de manière professionnelle en Europe aura forcément une grande ouverture sur le monde. Je profite de remercier les éditions Première Partie d'avoir accepté mon projet et de l'avoir porté à bout.
6/ Quel message fort peut-on tirer de ce tout nouvel album ? Parlez nous un peu de lui.
J'ai enregistré cet album avec des choristes issus des chorales de Brazzaville et une dizaine de musiciens professionnels, dont le groupe musical Art-Mel et Biya Lunkoyi qui est une référence dans les rythmiques africaines.
Je les remercie tous pour leur contribution à la réussite de ce projet né au Kenya lors d'un court séjour linguistique en 2008. L'enregistrement  a eu lieu au studio Patmos Record, à Ouénzé (Brazzaville), entre décembre 2008 et juin 2009 ; il a fallu beaucoup de patience !
Grâce à ce court séjour à Nairobi, l'album porte comme titre une expression en swahili, l'une des langues les plus parlées en Afrique : « Mungu » qui veut dire « Dieu » et « wangu », « mon ». « Mungu Wangu » signifie donc « Mon Dieu », une affirmation personnelle d'une foi pourtant commune.
Le message essentiel de cet album, c'est une prière universelle pour la paix, la réconciliation et l'harmonie entre les hommes à travers le monde. J'ai aimé l'analyse et la préface de Gérard Berthaud, un membre de la Commission diocésaine de musique liturgique du diocèse de Grenoble. Il a su comprendre cette universalité à travers la diversité des langues dans lesquelles j'ai écrit les paroles (swahili, anglais, français, lari, lingala).
Cette universalité apparaît aussi dans les couleurs musicales diversifiées, du classique occidental au jazz, en passant par les influences des musiques traditionnelles africaines. Je me suis permis des arrangements un peu osés, et qui devraient subir de vraies adaptations quand il s'agit de chanter pendant la messe.
 
7/ Vous êtes actuellement en France aussi bien pour la poursuite de vos études en musicologie que pour la mission pastorale, quels sont les avantages ou les inconvénients que pourrait vous apportez ce séjour ?
Le plus gros avantage, c'est l'expérience pastorale que j'acquiers ici en France, avec  des fidèles très ouverts et surtout bien enracinés dans la foi, malgré leur petit nombre dans les églises, en comparaison avec les églises d'Afrique. En plus, je bénéficie des conditions d'études favorables aussi bien à l'université pour les sciences sociales qu'au conservatoire.
Quant aux inconvénients, je pense à mes choristes et à mes musiciens que je ne peux réunir pour envisager un concert « Mungu Wangu ».
8/ A part un grand succès pour ce nouveau bijou que vous venez de nous livrer, que pourrait-on vous souhaiter de plus ?
Eh bien, que le Seigneur m'inspire davantage pour que je le serve encore mieux, pour sa plus grande gloire, et non pas celle des hommes.
Je voudrais aussi confier à tous ceux qui auront écouté l'album « Mungu Wangu » de prier pour le repos de l'âme de mon saxophoniste Bruno Houla (Vieux Bill) décédé six mois après l'enregistrement.
Cet album, le tout dernier dans lequel il a joué, rend hommage à ce génie du jazz et du saxo. La piste 12 initialement intitulée « Sanctus ekang instrumental » est finalement un hommage que lui rendent tous ceux qu'il a marqués par sa simplicité et sa virtuosité. Paix à son âme !
9/ Où peut-on trouver l'album « Mungu Wangu » ?
D'après les informations que m'a données l'éditeur, on le trouve entre autres dans les librairies religieuses, par exemple les Librairies CLC et 7ici, certaines Procures,  Siloé, et aussi sur le web : www.amazon.fr, www.premierepartie.com, topboutique.com, sephoramusic.com.
Le label Première Partie fait ses distributions en France, en Suisse et au Canada. L'éditeur trouvera  une solution pour une distribution exceptionnelle au Congo Brazzaville.
Merci l’abbé Olichet d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.
Merci à vous aussi Corinne, à mes choristes et musiciens, à tous les « fans » et  bien-sûr à tout le Peuple de Dieu.
Corinne S.
 
Par corinne.s - Publié dans : actualité - Communauté : Prières, neuvaines chrétiennes
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