Êtes-vous une amoureuse du maquillage ou pas? Si oui, vous n'avez pas pu passer devant cet engouement mondial pour le maquillage. Les femmes se découvrent, se réconcilient, s'adonnent au maquillage avec un intéressement sans borne. C'est la tendance "makeupaddict".
Dans cette mode, les africaines ne sont pas en reste et si depuis des siècles, personne ne peut contester le lien indéfinissable qui existe entre la beauté et la femme africaine, force est de constater que cette tendance "makeupaddict" bouleverse toutes les habitudes.
Le maquillage gagne dans le cœur des africaines mais surtout ce qu'on peut appeler le maquillage pro, qui fait appelle à des techniques de maquillage plus travaillées, plus abouties. Produits cosmétiques de tous genres, vidéos de tutoriels sur Youtube, des marques qui se créent à tout moment, des plus simples au plus professionnelles, des plus discount au plus onéreuses (L.a Girl, Nyx, Mac c osmetics, Black Up, Huda Beauty, etc).
La nouvelle génération africaine est "fan" de tout cela et n'hésite à s'abonner aux différents réseaux sociaux (facebook, twitter, instagram) ou plateformes comme Youtube pour profiter mais aussi apporter sa contribution à sa manière. D'ailleurs certaines icônes afro n'hésitent pas à s'afficher sur Instagram pour montrer leurs maquillages de star. D'autres allant même à créer leur propre marque de cosmétique (Kim Kardashian, Rihanna, Kylie Cosmetics et bien d'autres). Que se soit dans les boutiques spécialisées, les grandes surfaces ou les marchés, les africaines se ruent littéralement sur ces nouveaux produits pour parfaire leur maquillage et être toujours à la page des dernières nouveautés beauté.
L'objectif ici est d'avoir le teint rêvé, "flawless" comme disent les américains, un maquillage "on fleek", "parfait" qui va vous donner un regard de biche, une bouche pulpeuse (que d'ailleurs pas mal d'africaines ont déjà au naturel) et j'en passe. Tout cela nécessite bien sûr, un budget régulier et confortable. Selon le portefeuille et les envies, de chacun la facture peut passer du simple au double voire triple. Des fonds de teint entre 10.000 et 25.000 f cfa, des palettes de maquillages sensiblement dans les mêmes coûts et des rouge à lèvres de 3.000 à 15.000 f cfa rien que ça sans compter les nouveaux produits comme les highlighters, bronzers et bien d'autres.
La question qu'il convient de se poser est celle de savoir si tout ce maquillage à portée de main donne les résultats souhaités? Malheureusement ce n'est pas toujours le cas, toute ces nouvelles techniques "contouring", "strobing", "layering" et autres nécessitent une formation minimum aussi bien pour celles qu'on maquillent que celles qui maquillent. Et cette formation ne concerne pas que le continent africain.
Les nombreux salons de coiffure ou les maquilleurs semi-professionnel indépendants bâclent quelques fois le travail et pour cause, d'une part ils sont formés sur le tas et n'ont pas toujours l'occasion de maîtriser toutes les techniques et d'autre part, ils n'ont pas toujours les moyens de s'offrir le matériel adapté (fond de teint avec très peu de teinte disponible, pareils pour les anticernes..), ce qui leur laisse peu de choix pour satisfaire les clientes.
Un autre problème se pose pour cette mode "makeup", celui de la conservation des produits vendus et utilisés. Les produits ne sont pas protégés sur les marchés, vendus à découvert, pas mal de produits sont contrefaits et donc dangereux pour la peau, sans parler des produits qui sont périmés et non jetés.
En définitive, vous constatez qu'être dans la tendance n'est pas toujours chose aisée et même si les africaines y sont à plein régime, le budget ne suit pas toujours. Pas mal de pays africains rencontrent d'énormes difficultés d'ordre économique (retards de salaires, bourses impayées, pas de travail, etc), tous ces facteurs seraient un frein à l'essor du la beauté, en plein expansion dans le monde. Notamment avec déjà pour les cheveux, le boum des perruques synthétiques et naturelles. L'avancée du cosmétique "Bio" qui pour l'Afrique serait source d'un productivité, du fait que le continent regorge de pas mal de matières premières qui sont aujourd'hui utilisés en occident (Karité, Jojoba, Ricin, Anacarde, Coco, etc.)
Soyons donc opérationnels, mettons-nous au travail, soyons réactifs. L'Afrique doit contribuer à ce boum de l'univers de la beauté en y apportant sa touche, celle qui va créer de l'emploi pour sa jeunesse et faire d'elle le continent de l'avenir.
Coco S.