Depuis quelques années, l’on peu constater un grand intérêt des africains pour les réseaux sociaux. Cet engouement se retrouve spécialement dans le réseau social le plus mondialement utilisé: Facebook mais également dans les réseaux professionnels que sont Viadeo et Linkedin pour ne citer que ceux-là.

Photo Afp, in website radio france internationale: www.rfi.fr
Que recherche exactement les ces africains qui s’abonnent à ces réseaux ? Une plus grande maîtrise des nouveaux médias ? Un besoin d’échanges vers les autres cultures ?
Une grande majorité d’africains soient environ 17 millions de personnes sont abonnés au réseau mondial Facebook. Ce chiffre montre à lui seul, la croissance de ce secteur qui bénéficie dans les pays africains du problème de l’accessibilité pour tous à la télécommunication.
Seule solution aujourd’hui, les téléphones cellulaires (communément appelés portables ou mobiles) qui font offices de téléphones fixes (à domicile) pour les différents foyers d’une part et de moyens de communication avec Internet d’autre part.
Il faut également préciser que cette situation, joue du fait que naviguer sur Internet présente d'énormes difficultés. Cela est dû à deux facteurs importants : les connexions qui ne sont pas toujours bonnes dans les cybercafés (problème de coupure intempestive d’électricité et de fibres optiques) et le prix de la navigation qui n’est pas toujours accessible au public le plus demandeur (les jeunes, les demandeurs d’emploi).
Le réseau social Facebook a apporté aux africains cette possibilité d’abord de rentrer de nouveau en contact avec des amis, parents, sortis du continent et partis à la recherche d’une vie meilleure, d’une certaine stabilité, poursuivre des études, etc. Facebook a permit également de se faire de nouveaux amis, se créer de nouvelles relations, basées sur des causes communes, des passions, des ambitions partagées.
Examinons un peu le concept et dégageons les points essentiels qui expliquent sa popularité en Afrique. Le réseau créé par Mark Zuckerberg passe pour être une « tribune » facile d’accès et de fonctionnement. Réseau gratuit comme tant d’autres, il a su remplacer MSN et à su largement devancer des réseaux sociaux comme Hi5.
Même si Facebook regroupe différentes activités (aussi bien d’entreprise privé, publique, qu’individuelle), les africains lui ont donné ce caractère de réseau social « léger », permettant à chacun de réagir sur des sujets distrayants, amusants, mais aussi sur des sujets à caractère politique ou les attaques bien que quelques fois virulentes ne virent pas au drame (pas de cas de suicide en ligne, ou de menaces criminelles mis à exécution).
S’abonner à Facebook pour un africain, c’est accepter de passer au grill, être mis à nu dans une société où certains comportements peuvent être encore incompris (créer une page qui parle de ses passions : mode, déco, langue ou terroir commun), où l’on est obligé de s’exposer à des critiques pas toujours méritées et non objectives.
Le phénomène Facebook a également engrangé une liberté sentimentale encore tabou en Afrique qui a ouvert la porte à l’"escroquerie sentimental en bande organisée". Les hommes africains de tout bord, ont trouvé l’occasion d’extorquer de l’argent à des femmes en manque d’affection, et cela de tous les horizons. Les femmes africaines n’ont pas été épargnées par ce fléau bien que assez méfiantes sur le sérieux de ces messieurs.
Au moment ou des réseaux comme Twitter gagne du terrain, comment les africains se préparent face à un éventuel essoufflement de Facebook ?
Twitter reste un réseau ouvert aux africains, mais il ne trouve son avantage que lorsqu’il est utilisé en instantané et cela est possible et surtout intéressant qu'avec les téléphones intelligents (les smartphones, qui ne sont pas hélas à la portée de tous les africains).
Le constat négatif du système éducatif africain en général qui patauge et le chômage plus que jamais présent, ne permettent pas à une grande majorité d’africains d’adhérer aux réseaux sociaux professionnels (Linkedin et autres).
Ceux qui arrivent à y être présents sont à grande majorité, des africains de la diaspora (Europe, Amérique, etc) ou essentiellement des salariés du secteur privé, africain. Les fonctionnaires de l’Etat n’ayant pas toujours la logistiquequ’il faut pour pouvoir bénéficier de ce « network » (connexion, pc, et autres), se contente de Facebook.
En résumé, les réseaux sociaux atteindraient un niveau beaucoup plus élevés en Afrique, si les moyens en matière de niveau s’amélioraient nettement: électricité, télécommunication, facilité d’achat de matériels informatiques, une bonne stratégie en gestion d’information et de communication.
Les réseaux sociaux sont des outils de communication importants en ce XXIème siècle mais qui demandent un suivi, une bonne organisation mais surtout une bonne maîtrise de la part de tout un chacun.
Corinne S.