Coup de cœur : « Invictus » où la légende de trois monstres sacrées
Invictus, est le dernier film de Clint Eastwood.
A première vue rien d'extraordinaire, somme toute un film de bonne facture mais pas un blockbuster.
Dans ce film, Clint Eastwood nous relate l'histoire anecdotique de la naissance d'une nation sous le prisme de la rencontre entre deux hommes que tout semblait opposer (Nelson Mandela et François Pienaar[1]).
Sur le film lui-même, tout aura été dit, Morgan Freeman est habité par son rôle et Matt Damon est bluffant.
Pour autant c'est à une autre analyse que me porte cette nouvelle production cinématographique.
Ce film est un hommage à la vie, au courage et à la foi.
Trois hommes, trois destins exceptionnels : Mandela, Eastwood et Freeman.
En premier lieu, il faut évoquer Clint Eastwood. Grand acteur de western et autres films cultes des années 60, 70 et 80.
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On l'avait cru complètement "largué" après la fin de la série des "Inspecteur Harry" et voilà que depuis quelques années il nous démontre une nouvelle, remarquable et jolie facette de son talent.
A 80 ans, le réalisateur de "mémoires de nos pères", "lettres d'Iwojima", "million dollar baby" etc, démontre indéniablement à tous les cinéphiles toute la vitalité de son esprit et de sa créativité.
Ensuite, il y a Nelson Mandela, le monument, le monstre sacrée qui est entrain de marquer l'histoire.
Cet épisode de sa vie mérite d'être rappelé car c'est du dépassement de sa souffrance, de son pardon et de sa vision qu'il est possible d'oser parler de la naissance d'une " rainbow nation"[2].
Enfin, il y a Morgan Freeman, acteur devenu célèbre sur le tard (à 50 ans), il démontre si besoin était que les jeunes n'ont pas le monopole du dynamisme.
Comme le bon vin, ces différents personnages se sont bonifiés avec le temps.
A les voir, on dirait que rien ne peut véritablement les atteindre… ils sont simplement invictus (invincibles).
Sambel