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La Villeneuve en deuil
Ce dimanche 10 juillet 2011 aux environs de 17h, le quartier de la Villeneuve a connu un drame qui restera à jamais gravé dans nos mémoires.
Ce dimanche, le quartier s’est réveillé tranquillement, seulement vers 17h, personne n’aurait pu imaginer ce qui allait suivre. Un incendie d’une extrême violence s’est déclaré aux 110 galeries de l’Arlequin. Les habitants de l’arlequin vivent en direct un grand cauchemar.
La police arrive, les pompiers sont là, un nombre incalculable de camions de pompiers et de forces de l'ordre. Le périmètre est sécurisé. Le feu gravit les étages à une vitesse incroyable. Hommes, femmes, enfants, tous nous restons ébahis, démoralisés, tristes face à cette vision. Soudain nous nous rendons compte que de par et d’autres des immeubles en flamme se trouvent deux femmes avec chacune, un enfant en bas âge.
C’est la panique totale, les cris alertent les pompiers, ces femmes nous font des signent de la main, nous apercevons le mari de l’une des dames encore bloquée à l’étage, commencer à escalader l’immeuble pour récupérer sa femme.
Incroyable, inimaginable, heureusement le calme et l’expérience des pompiers arrivent à maîtriser la situation. L’auto - échelle est là, les dames sont saines et sauves. Aux environs de 19h, un choc : la rumeur circule que le monsieur qui a sauté par la fenêtre est décédé. Larmes, cris, colère, questionnement, pourquoi ?
Papa Pierre, monsieur Pierre, cet honnête homme originaire de la république démocratique du Congo, mari et père de famille de 56 ans s’en est allé. D’après ce que nous apprenons dans la foule, c’était un homme respectable, sans histoire et surtout aimé de tous.
Sa femme au pied de la galerie du 130, reste encore sous les soins des équipes médicales. Que lui dire ? Triste, vraiment triste journée, tout le monde est accablé, apeuré mais surtout tout le monde se dit que cela aurait pu arriver à chacun de nous.
La Villeneuve, est un « gros village » où les appartements sont si rapprochés que les coursives s’entremêlent les unes aux autres. On se dira sans doute, un mort ça aurait pu être pire, mais un mort c’est toujours un mort, une vie partit, un destin brisé, une famille endeuillée, une épouse inconsolable, des enfants orphelins, des amis déboussolés.
Le maire Michel DESTOT est arrivé, sur le terrain, il se fait brosser la situation. En petite chemise, il a le visage des moments graves et cela fait du bien à la population de se sentir ainsi soutenu. Les pompiers sont toujours là, les experts de la police scientifique arrivent. A leur vue, nous réalisons alors que l’incendie a été très violent, beaucoup plus que nous ne l’avions imaginé.
Maman Adèle, victime malheureuse et épouse du défunt est conduite au Chu, en compagnie de quelques blessés légers. Un membre du SAMU nous informe que les personnes qui doivent être relogées pour la nuit doivent se faire inscrire, nous ne sommes pas dans ce cas mais cela nous plonge encore plus dans cette grande douleur de voir toutes ces familles désœuvrées.
Il est 22 h, la nuit apparait peu à peu, difficilement, péniblement les habitants se dispersent : rentrer chez soi tout en se demandant si tout est bien rentré dans l’ordre. Rentrer chez soi, tout en pensant à ceux qui n’ont plus rien. Du côté de la façade du 110, juste quelques appartements sont allumés, la longueur de La dizaine d’appartements calcinés fige l’ensemble.
01h du matin, les pompiers continuent à prospecter. Ils sont depuis quelques heures, à l’intérieur des appartements à la recherche surement de l’élément déclencheur du foyer d’incendie. Un camion benne est là, histoire de vider quelques gravats.
Il faut essayer de se coucher, en sachant que la nuit sera longue et difficile, mais il faut surtout prier pour ceux qui sont dans la douleur, dans le désespoir. Non vous n’êtes pas seuls, que le bon Dieu pose son regard d’amour sur vous et que l’âme du disparu repose en paix.
P.S
*Un grand merci à ce vidéaste amateur pour ces images.
Corinne S
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